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Le clito

Mis à jour : 3 févr. 2019


Alors non je ne vais pas faire un cours scientifique entier sur notre cher ami le clitoris, mais essayer de mettre en lumière cet organe bien trop souvent oublié. Qu'on comprenne un peu mieux son histoire , et qu'on comprenne qu'il est important, qu'on chérisse cette partie du corpsféminin. Je trouve personnellement que femmes comme hommes on en entend pas beaucoup parler du clito. On sait qu'il existe (pour la plupart) mais on ne s'y attarde pas tellement. Et pourtant c'est quand un organe vraiment stylé et à mes yeux le clitoris est un symbole, de liberté sexuelle, de combat. Un combat contre un enième signe du sexisme qui se caractérise par à la négligence de cet organe quand on observe sa chronologie et la façon dont il est traité dans le monde.


  1. L'histoire du clito :

Notre cher clitoris est découvert officiellement en 1559 par Realdo Colombo.

En Europe, au début moyen âge si on grossie la chose, on pensait plus au moins que le clitoris servait à la reproduction, et on recommendait l'orgasme pour tomber enceinte.

Ensuite au 16ème siècle André Vésal un anatamiste se dit "tient ça sert à rien ctruc là, c'est une malformation'" on voit à l'époque le clitoris comme si c'était un pénis mais qui aurait devié de trajectoire.On décide alors de les enlever en les coupant ( vous aussi vous avez mal juste en lisant ça ? je me tords en deux à chaque fois que j'imagine la scène..)

Dans les années 1800, les médecins déclarent que l'orgasme clitoridien provoque chez les femmes des maladies, comme l'hystérie par exemple, alors on le diabolise on l'oublie et on en parle plus.

Puis en 1900, Sigmond Freud vient mettre son nez en plein milieu de notre entre jambe et déclare que le clitoris est quelque chose de négatif. En gros pour lui si une femme éprouve du plaisir avec une sexualité clitoridienne c'est encore une adolescente, c'est une femme immature. Les femmes pour lui, étaient donc censées éprouver seulement du plaisir par le vagin, uniquement donc par la pénétration. Il vient d'inventer le concept du plaisir vaginal.


(Image tirée de la vidéo de Lori Malépart-Traversy "Le Clitoris")


Et la partie qui définie une fois de plus un bon monde sexiste est lorsque les scientifiques découvrent enfin que le clitoris ne sert pas à la reproduction, et décident ALORS de retirer le clitoris des manuels scolaires. Si vous vous posiez la question comme moi de pourquoi on ne l'a jamais vu en classe représenté dans nos livres voici pourquoi.

Pourtant le clitoris était présent et connu comme organe du plaisir féminin dans les traités d'anatomie. Mais c'est en 1960 qu'il disparait de tous les dictionnaires.

Aussi on veut faire oublier que le clitoris car la masturbation est mal vue "Brutalement, elle devient une pratique funeste, potentiellement mortelle, ou en tout cas très dangereuse." Pourquoi ? Parce que la semence est chose précieuse destinée à la procréation pour les religions, il s'agit donc de ne pas la perdre : En gros la masturbation était suspectée d'être un moyen de contraception par les protestants et ça fait écho dans la tête de plein de personnes, donc on dit bye bye à la présence et à la considération du clitoris dans nos livres et dans nos têtes.


Et donc C'est seulement en 2017 que l'édition Magnard dessine correctement le clitoris dans les manuels scolaires, sinon il est souvent mal représenté voir absent, génial !


Voilà pourquoi 1 ado sur 4 ne sait pas qu'elle a un clitoris et 20% des françaises ne savent pas où il se situe. (Chiffres : Etudes national par le haut conseil à l'égalité)





Le clito dans notre sexualité

Ce qu'il faut savoir c'est que le clitoris est comme un petit pénis. Il se gorge de sang lorsqu’il est excité, et peut mesurer entre 8 et 12 centimètres seulement comme on ne voit que le capuchon c’est difficile de s’en rendre compte, tout se passe à l’intérieur.

Il détient 8000 terminaisons nerveuses ! Et ça c’est beaucoup plus que le pénis !


Donc comme je le disais plus haut avec Freud, qui a inventé le concept de plaisir vaginal , quand on parle de plaisir vaginal ou plaisir clitoridien c'est un faux débat. On a toutes du plaisir grâce à notre bien aimé clitoris. Des gynécologues comme Buisson ont bien découvert que le plaisir se fait par stimulation interne et externe du clito; ilsest responsable de tous nos plaisirs. C'est pour ça que mal connaître cet organe propre au plaisir est si frustrant !

Donc comme je le disais plus haut avec Freud, qui a inventé le concept de plaisir vaginal , quand on parle de plaisir vaginal ou plaisir clitoridien c'est au faux débat. On a toutes du plaisir grâce à notre bien aimé clitoris. Des gynocologues comme Buisson ont bien découvert que le plaisir se fait par stimulation interne et externe; le clitoris est responsable de tous nos plaisirs.

Ce qui donne en grande partie le plaisir vaginal c'est la stimulation interne du clitoris, ce sont les bublbes du clito qui sont stimulé. Et lorsqu'on stimule ces bulbes avant pénétration par exemple c'est ça qui fait que le vagin s'ouvre, uniquement lorsque ces bulbes vont être gonflées. Le clitoris se gorge alors de sang quand il est excité tout comme encore une fois le pénis.

Petit rappel : Le clitoris est le SEUL organe de tout le corps humain dedié uniquement au plaisir. Il ne sert qu'à ça c'est quand même incroyablement beau de savoir ça et d'avoir un tel organe !

J'aime beaucoup la réflexion de Dora Moutot du compte" t'as joui" sur instagram qui était passée dans l'émission Je t'aime etc, qui disait que en tant que femmes on doit aussi arrêter de simuler pendant l'acte pour faire plaisir à son partenairesi si on se sent frustrées après chaque rapport sexue.Les hommes ne peuvent pas apprendre si on ne leur dit pas que ça va pas et ça desserre les femmes ! Ca ne va pas les froisser on a le droit de prendre du plaisir ! Il faut oser montrer que nous ça ne nous convient pas. Il faut aussi arrêter avec cette croyance qu'un rapport sexuel se termine lorsque l'homme éjacule et que votre partenaire doit aussi vous attendre ou continuer de vous faire plaisir après. Donc mesdames il guider votre partenaire, ne pas avoir peur de lui dire de continuer, vous avez le droit d'avoir du plaisir mais on a tellement essayer de l'étouffer que maintenant on se croit illégitimes au plaisir. Pire on croit que c'est notre faute et que c'est dans notre tête.

J'aime beaucoup la réflexion de Dora Moutot du compte" t'as joui" sur instagram qui était passée dans l'émission Je t'aime etc, qui disait que en tant que femmes on doit aussi arrêter de simuler pendant l'acte pour faire plaisir à son partenaire. Les hommes ne peuvent pas apprendre si on ne leur dit pas que ça va pas et ça dessere les femmes ! Ca ne va pas les froisser on a le droit de prendre du plaisir ! Il faut oser montrer que nous ça ne nous convient pas. Il faut aussi arrêter avec cette croyance qu'un rapport sexuel se termine lorsque l'homme éjacule et que votre partenaire vous attende ou continue de vous faire plaisir après. Donc mesdames il guider votre partenaire, ne pas avoir peur de lui dire de continuer, vous avez le droit d'avoir du plaisir mais on a tellement essayer de l'étouffer que maintenant on se croit illégtimes au plaisir. Pire on croit que c'est notre faute et que c'est dans notre tête.

D'ailleurs son compte dédié au plaisir féminin et aux difficultés que les femmes rencontrent face à l'orgasme a explosé. Elle a prit 20 000 abonnées en une semaine et aujourd'hui elle en a 300 000. La preuve que quelque chose cloche. Elle reçoit des messages de détresses de dizaines et dizaines de femmes qui ne comprennent pas leur corps, qui remettent en question grâce à elle leur plaisir et sexualité, qui partagent leurs expériences, et qui se sentent laisser pour compte. C'est une bonne chose que ce genre de compte existe car on peut s'aider tous ensemble, se sentir compris et oser en parler.


(Image du compte t’as joui)

Alors certes, en ayant écouter les propos de la sexologue Alexandra Hubin évidement le plaisir ça vient aussi de la tête. Si on a pas la tête à avoir du sexe, si on est stressé si on pense à autre chose, bref si c'est pas le moment on va avoir du mal à avoir une bonne relation sexuelle donc sûrement moins de plaisir, moins d'orgasme. Mais si on stimule mal, si on fait n'importe quoi avec notre ami le clito c'est normal qu'on finisse par ne pas jouir. Même si avoir un orgasme n'est pas un fin en soi, il ne faut pas résumer le sexe à ça, c'est un échange mais c'est important d'en parler.

UN TRUC AUSSI IMPORTANT :

Et en continuant sur notre conversation, on s'est toutes rendues comptes que lorsqu'on a commencé à se masturber on se sentait pas normales. Personnellement je me trouvais bizzare, je pensais que personne ne faisait la même chose je ne savais même pas poser un mot sur l'action que je faisais. Il faut user de sa voix pour ouvrir la voie sur ce genre de sujet et casser les tabous.

Par exemple dans sex education la séries ur netflix, on parle de masturbation féminine ! On montre à l'écran que c'est normal, qu'il faut se connaître, connaître ce qui nous fait du bien. Il faut juste prendre du temps avec soi tester et voir ce qui marche et comment ça marche pour soi-même ! Vraiment le clitoris n'est pas encore assez mis en valeur, on pense que les caresses de ce dernier sont de simples préliminaires, alors que c'est un tout ! Il faut se libérer !


Les violence faites sur le clitoris


Le pire, c'est qu'on ne fait pas que le négliger. On veut le faire disparaitre physiquement, on le détruit. On torture les femmes en pratiquant la mutilation de celui-ci qui est l'excision .L'excision es tl'ablation du capuchon clitoridien, à l’ablation totale des petites lèvres et grandes lèvres, et l’entrée du vagin est cousue. Il ne reste qu’une petite ouverture servant aux écoulements menstruels Cette partie cousue est décousue une fois les femmes mariées . Elle peut être réalisée avec des couteaux, des lames de rasoirs et parfois même avec du verre... Cette mutilation est une pratique qui se fait entre femmes, souvent entre mères et filles. Les hommes ne sont pas présent pendant l'acte, qui peut être réalisé sur des nourrissons, des fillettes âgées de 7 à 10 ans, et sur des adolescentes ainsi que sur des femmes adultes au moment de leur mariage.


L'excision est pratiquée car c'est une norme sociale. La mutilation génitale offre un statut social. Elle constitue une étape nécessaire dans la bonne éducation d’une fille, pour la protéger et lui assurer les chances d'avoir un "bon mariage". Les parents font exciser leurs filles afin de leur garantir le meilleur futur possible, préserver l’honneur familial et donner une bonne situation économique à leur enfant. Et même si certaines familles savent les conséquences de cette pratique elles acceptent de la réaliser par peur d'être rejeté de la communauté. C'est un rite de passage pour devenir une femme.

Donc évidement, on fait ça pour le futur mari qui va s'occuper de la femme, et cette mutilation existe pour l’amélioration du plaisir sexuel masculin dû au rétrécissement du vagin, de l’orifice. Cette pratique barbare c'est aussi pour contrôler leurs désirs. Une femme n'est pas censé ressentir du désir, alors cette mutilation lui coupe le plaisir sexuel car une fois mutilées, les femmes souffrent pendant l'acte. Cette douleur est donc utilisée comme moyen pour contrôler leur sexualité et relations. La femme est plus attrayante aux yeux d'un homme une fois mutilée, et pour certaines se pensent même plus propres une fois excisée.

C'est dit aussi que certaines communautés pensent aussi que l’excision favorise la fécondité, et que l'on continue d'ôter cet organe car il est considéré par d'autres comme masculin le gland du clitoris est considéré comme dangereux. Il serait considéré comme "une imperfection de la création divine", un résidu masculin qui doit être retiré pour que la femme soit finie. La psychanalyste Marie Bonaparte a écrit « Les hommes se sentent menacés par ce qui aurait une apparence phallique chez la femme, c'est pourquoi ils insistent pour que le clitoris soit enlevé ». est caractérisée comme « la relation d'appropriation qui veut que chaque femme soit la propriété d'un homme"


Donc voilà les raisons pour laquelle cette pratique inhumaine existe, et les répercussions sur les victimes sont nombreuses… Sans parler de la douleur sans nom que ça doit être, les femmes et petites filles meurent souvent d'hémorragie. Elles sont mutilées sans anesthésie et donc se plaignent de douleurs intenses. Elles subissent des infections telles que le tétanos, les hépatites, abcès kystes. Exposées beaucoup plus au virus. Elles peuvent aussi faire de la rétention d'urine, il y a des femmes qui peuvent prendre jusqu'à 20 minutes pour uriner. Des risques de forts de mort pendant un accouchement pour la mère et l'enfant. Comme je l'ai expliqué plus haut une perte du plaisir sexuel chez la femme et de graves douleurs empêchant les rapports, mais aussi une grande crainte des rapports sexuels ou connaître un état de stress post-traumatique, d’anxiété, de dépression. Et évidement des traumatismes de l'acte, le traumatisme du au choc et de la force utilisée pour les empêcher de bouger.

L’excision serait pratiquée dans 29 pays d’Afrique et du Moyen–Orient et communautés en Asie (Malaisie, Indonésie, Irak, Inde, Pakistan), en Amérique du Sud (Colombie, Pérou) ainsi que parmi les communautés dans les pays où elle n’est pas traditionnellement pratiquée (Europe, Etats-Unis, Canada et Australie).

Un autre prétexte pour laquelle on pouvait pratiquer l'excision en 1940 aux Etats-Unis était qu'on pensait pouvoir soigner le lesbianisme ou la frigidité... On pratique l'excision pour dominer les femmes, pour contrôler, et encore une fois les soumettre aux hommes.

3 millions de jeune femmes chaque années

500 000 eu Europe.

(Sources : omc UNICEF 2016)


Un autre prétexte pour laquelle on pouvait pratiquer l'excision en 1940 aux Etats-Unis était qu'on pensait pouvoir soigner le lesbianisme ou la frigidité... On pratique l'excision pour dominer les femmes, pour les contrôler, et encore une fois les soumettre aux hommes.

Danielle Mérian une grande militante pour les droits de la femme et avocate, disait qu'elle n'avait appris l'existence de l'excision seulement à 75 ans et que ça reste pour elle la forme la plus violente du sexisme sur terre, et la première injustice du sexisme à combattre. Une violation des droits humains.

Il existe heureusement des chirurgies réparatrices et des associations comme SOS Africaines», une association visant à aider, informer et «réparer» ces femmes victimes d’excision. Par exemple au Kenya le taux de femmes excisées a chuté de 30% en 30 ans. Des femmes se battent pour ça, pour faire comprendre et connaître l'anatomie féminine à des groupes, des communautés, et stopper cette barbarie.



J'espère sincèrement qu'à l'avenir le clitoris ne sera plus une part de mystère, qu'il ne sera plus dans l'ombre. Que cet organe sera bien traité et respecté à travers le monde et c'est pour ça qu'il faut d'avantage échanger partager et s'indigner face à la cruauté et la dominatio sur nos droits humains et sur notre identité en tant que femmes. Pour celles qui ont la chance de vivre là où on peut garder son clitoris sans souffrance, profitez-en exploitez-le et prenez du plaisir !

Agathe


Sources

Vidéo de Lori Malépart-Traversy "Le Clitoris"

Vidéo Je t'aime etc Ô CLITORIS mon ami

Le clitoris Et tout le monde s'en fou

Entre plaisir et santé : que savez-vous du clitoris

Aim : le clitoris ne sert à rien. Ah bon??

France culture Le clitoris il mérite qu'on s'y intéresse.

Excision parlons-en !



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